
Les sapeurs-pompiers ont une activité périlleuse (dangereuse, nous le disions hier). Leur engagement les a toujours conduits à intenter le maximum pour les autres. Des accidents nombreux en service commandé émaillent, depuis leur existence, leur activité, provoquant décès, invalidités permanentes partielles ou totales, entraînant derrière tout un cortège de drames humains en termes de perte d’emploi, de misère, de surendettement etc. dont souffre toute la famille du sapeur-pompier.
Les sapeurs-pompiers font partie de la société et sont en prise permanente avec son évolution. Depuis l’apparition de ce que la si engagée et émouvante Flora Tristan appela le « Prolétariat », l’histoire des XIXe et XXe siècles peut se concevoir sous l’angle des conquêtes sociales, de ce prolétariat pour revenir à un concept, un peu plus concret, de l’Egalité, si chère à notre idéal républicain. Cette conquête prit l’allure de luttes sociales longues, dures, conflictuelles. Elle prit, très souvent, aussi, notamment par l’intermédiaire du mouvement mutualiste, la forme d’une organisation spontanée de cette classe ouvrière pour pourvoir elle-même à son propre système de protection.