1882-2012 : 130 ans aux côtés des sapeurs-pompiers !

A l'occasion de ses 130 années d'existence, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France vous invite à (re)découvrir les concepts et moments clés qui l'ont façonnée, et font d'elle aujourd'hui encore le socle toujours plus vivant pour tous les sapeurs-pompiers. Chaque jour de la semaine, un fait marquant de son histoire vous est proposé.

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mardi 14 août 2012

[ LES CELLULES MOBILES CMIR ]



Les Cellules Mobiles d’Intervention Radiologique

L’évolution de notre société s’est accompagnée de la création de risques nouveaux et cela depuis plus de trente ans. Le risque radiologique résulte de l’utilisation de sources radioactives dans des domaines très divers (industrie, médecine, ..), ainsi que dans le transport, dans les déchets, dans l’industrie électronucléaire et le combustible. Ce risque se particularise par l’absence de signes extérieurs pouvant indiquer le danger et par l’extrême sensibilisation de l’opinion publique à son égard.
Cette mission complémentaire prouve les capacités d’adaptation à l’évolution des risques des sapeurs-pompiers, et leur faculté de les prendre en compte.

jeudi 2 août 2012

[LE PLAN ROUGE]

N’oublions pas…       Le Plan Rouge.

Créé en 1978 par les Sapeurs-Pompiers de Paris, après des sinistres de grande importance, ce plan de secours a laissé la place en 2005 à une annexe du Plan Orsec, le Plan N.O.V.I. (nombreuses victimes).
Déclenché par le Préfet en présence de sinistres avec de nombreuses personnes impliquées, ce plan de secours départemental a permis d’adapter chaque territoire aux moyens dont il disposait en matière de partenaires de l’Aide Médicale d’Urgence mais aussi d’ambulanciers privés et d’associations de Sécurité Civile.

mardi 31 juillet 2012

[LES POMPIERS DES SOUTERRAINS]


La spéléologie est une activité à multiples facettes : scientifique, sportive, technique, contemplative.
Dans les années 70, l’évolution des techniques et des matériels ont démocratisé cette discipline, phénomène qui s’est amplifié ensuite dans les années 80. L’augmentation du nombre de pratiquants, associée à des possibilités d’incursion dans le monde souterrain modernes et accessibles, ont alors permis l’exploration de réseau de plus en plus développés.

mardi 24 juillet 2012

[LE FLÉAU ESTIVAL : LES FEUX DE FORET]


Ce sont des monstres ! Dévorateurs de vies humaines, animales, végétales, dévorateurs de maisons, dévorateurs de la Nature. Ils provoquent des désastres humains, économiques, environnementaux. Ils ne respectent rien, même pas les dieux. Ils détruisent tout, ils ne s’arrêtent jamais avant d’être terrassés. Ils parcourent des centaines de milliers d’hectares : la terre brûlée ! Ils se servent de tout, aussi bien du vallonnement qui leur donne de la cinétique que de la platitude des terrains qui leur permet de galoper, de la sécheresse mais aussi de l’humidité qui ralentit leurs combattants, de la fournaise qui met en route des synergies, pouvant aller jusqu’aux tempêtes de feu, jusqu’à la fusion de la matière. Rien ne les arrête : ni coupe feu, ni routes, ni même les autoroutes, les rivières, les lacs, par-dessus lesquels ils jouent à saute-mouton… et même par dessus les hommes.

lundi 23 juillet 2012

[H2O]


Les sapeurs-pompiers sans eau, ce serait comme des gendarmes sans arme ou des paysans sans terres !
A remarquer d’ailleurs que les combattants du feu s’appellent sapeurs-pompiers, ce qui montre bien que la lutte, la protection contre le feu ne laisse aucun doute sur l’engagement des sapeurs-pompiers. La fascination que le  feu exercerait sur l’Homme et que le vocable de « soldat du feu » pourrait évoquer n’a rien à voir avec leur tâche et ils l’affirment, par leur nom, sans aucune équivoque.

lundi 16 juillet 2012

[LES SECOURS À LA FRANÇAISE]


Des secours universels et équitables

On ne le répètera jamais assez, la création des Fédérations en 1789, de la garde nationale en 1790 dans laquelle seront inclus les pompiers et la loi du 16 au 24 août 1790 auront déterminé l’originalité  du modèle français des secours . Ceux-ci émanent des citoyens qui agissent « au nom des leurs pour les leurs ».Ils souscrivent un engagement-citoyen et  constituent la Nation immanente qui librement s’organise socialement.

lundi 9 juillet 2012

[ ÉLECTRISATION OU ÉLECTROCUTION ? ]





Non, quelqu’un qui a subi un puissant choc électrique, mais qui s’en est sorti grâce à une équipe de pompiers munie d’une valise électro-secours — puis à des soins adaptés —, ne peut plus être qualifié d’« électrocuté ».

lundi 2 juillet 2012

[ ASPHYXIE ]


Ce nom, attesté en 1740 — du grec a (préfixe privatif) et sphuxis, « pouls » —, désigna d’abord, conformément à son étymologie, « la mort par arrêt des battements du cœur » ; puis, à partir de 1880, un « état pathologique déterminé par le ralentissement ou l’arrêt de la respiration » (Grand Robert).

lundi 25 juin 2012

[ LES AMBULANCES DANS TOUS LEURS ETATS ]



Ce mot, attesté dès 1752, est un dérivé du verbe latin ambulare, « marcher », « se promener ». Paradoxal pour un véhicule qui doit « faire vite » ! Il faut dire que, jusque dans les années 1930, ambulance ne désignait pas un véhicule, mais « une formation sanitaire mobile des armées en campagne chargée de donner les premiers soins aux blessés » (Grand Robert). Les ambulances de la guerre de 14, par exemple, s’implantaient, à la demande, entre les postes de secours — domaine des brancardiers, au contact des tranchées — et, à l’arrière, les hôpitaux de campagne. Le célèbre écrivain Roger Martin du Gard a décrit, dans son œuvre magistrale, Les Thibault, « … ces ambulances dirigées par des médecins militaires de 28 ou 30 ans… ». 

Le mot a fini par glisser de ces structures sanitaires vers leurs voitures transportant les blessés vers lesdits hôpitaux. Et puis, la dénomination s’est élargie définitivement à toute voiture de transport sanitaire.
A noter que nos véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV), même si nous les appelons communément « ambulances » (un pompier se dira de garde « au fourgon » ou « à l’ambulance »), n’ont pas droit à cette appellation. C’est qu’en l’occurrence le transport ne se révèle que comme une conséquence. Mais on connaît, entre autres, les AR (ambulances de réanimation) de la Brigade de Paris.

Notons aussi que ambulance, dans le monde anglo-saxon, désigne d’abord un service, voire une unité (Ambulance Service, Ambulance Station). 

BL

lundi 11 juin 2012

[ PETITE HISTOIRE DU MOT SECOURISTE ]



Ce dérivé de secourir (du verbe latin succurrere, « courir vers ») fut attesté dès 1836 dans son sens actuel : « Personne apte à porter secours à des victimes d’accident ». Mais il avait tiré son origine, vers 1740, d’une bien étrange histoire parisienne. 

lundi 4 juin 2012

[D'OÙ VIENNENT NOS BRANCARDS ?]





En toute rigueur étymologique, brancard, attesté en français vers 1535, venu du normand branque (branche), désigne seulement l’un des bras (aujourd’hui appelé hampe, de l’anglais handle) du brancard.

lundi 28 mai 2012

[ URGENCE ]



Quand l’adjectif naît avant le nom… C’est le cas pour ce mot. Du latin urgens (verbe urgere, « pousser », « presser »), urgent(e) fut attesté en français dès 1340. S’ensuivit seulement en 1572 l’apparition de urgence.

lundi 21 mai 2012

[ LA CASERNE ]


Belle carrière chez les sapeurs-pompiers civils pour ce mot d’origine tout à fait militaire. Même les volontaires qui servent dans un petit centre de secours (CS) dépourvu de garde permanente en parlent communément comme « de la caserne ». 

vendredi 18 mai 2012

[ LE DÉFIBRILLATEUR, L'AUTOMATISATION QUI SAUVE ]



La première syllabe du mot « défibrillateur » révèle l’action de l’appareil sur une fibrillation ventriculaire : ce « dé », du latin dis, indique la négation, la privation. Or, une fibrillation (de « fibres », « fibrilles »), il faut au plus vite « s’en priver ».

mardi 15 mai 2012

[ LE SECOURS AUX ASPHYXIÉS ]



Le mot asphyxie, attesté en 1740 — du grec a (préfixe privatif) et sphuxis, « pouls » —, désigna d’abord, conformément à son étymologie, « la mort par arrêt des battements du cœur » ; puis, à partir de 1880, un « état pathologique déterminé par le ralentissement ou l’arrêt de la respiration » (Grand Robert).

lundi 14 mai 2012

[ PEUT-ON DIRE SAPEUSE-POMPIÈRE ? ]



Peut-on dire « une sapeuse-pompière » ?
D’accord, le mot sonne moche, mais il obéit aux Directives officielles de féminisation des noms de métiers, fonctions et grades.

mercredi 25 avril 2012

[ COMPLÉMENTARITÉ SPP/SPV ]



Le code des communes a introduit en 1953 une distinction statutaire entre sapeurs-pompiers professionnels et sapeurs-pompiers non professionnels. D’aucuns en déduisent une dichotomie qu’ils souhaiteraient voir énoncer plus clairement à l’instar de beaucoup de pays d’Europe. N’a-t-on vu certains journalistes parler récemment avec mépris des « pompiers des champs » rudimentaires à comparer à des « pompiers des villes » héroïsés véritables « robocop » des temps modernes ?

lundi 23 avril 2012

[ BEAU COMME UN FOURGON ]



Entre le milieu du XVIIe siècle (où il est apparu) et le début du XXe, le nom de Fourgon, en première intention, désigna une longue voiture couverte (hippomobile puis automobile) utilisée par les militaires et par les préposés aux voyages pour emporter bagages, provisions, meubles, etc.

mercredi 18 avril 2012

[FUMER COMME UN POMPIER]


Pourquoi dit-on « fumer comme un pompier » ?

On a prétendu que la locution populaire « fumer comme un pompier » (pratique d’un tabagisme important) venait du dégagement de fumée et de vapeur d'eau à partir des tenues d’intervention (jadis en coton et en laine) après exposition à la chaleur vive des incendies et à l’eau des lances. 

mardi 17 avril 2012

[ LE CADUCÉE ET LA GRENADE ]



Outre la couleur de leur képi, on identifie les personnels du Service de santé et de secours médical des Sapeurs-Pompiers (SSSM) par leur insigne de couvre chef et de galons :