1882-2012 : 130 ans aux côtés des sapeurs-pompiers !

A l'occasion de ses 130 années d'existence, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France vous invite à (re)découvrir les concepts et moments clés qui l'ont façonnée, et font d'elle aujourd'hui encore le socle toujours plus vivant pour tous les sapeurs-pompiers. Chaque jour de la semaine, un fait marquant de son histoire vous est proposé.

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jeudi 2 août 2012

[LE PLAN ROUGE]

N’oublions pas…       Le Plan Rouge.

Créé en 1978 par les Sapeurs-Pompiers de Paris, après des sinistres de grande importance, ce plan de secours a laissé la place en 2005 à une annexe du Plan Orsec, le Plan N.O.V.I. (nombreuses victimes).
Déclenché par le Préfet en présence de sinistres avec de nombreuses personnes impliquées, ce plan de secours départemental a permis d’adapter chaque territoire aux moyens dont il disposait en matière de partenaires de l’Aide Médicale d’Urgence mais aussi d’ambulanciers privés et d’associations de Sécurité Civile.

lundi 16 juillet 2012

[LES SECOURS À LA FRANÇAISE]


Des secours universels et équitables

On ne le répètera jamais assez, la création des Fédérations en 1789, de la garde nationale en 1790 dans laquelle seront inclus les pompiers et la loi du 16 au 24 août 1790 auront déterminé l’originalité  du modèle français des secours . Ceux-ci émanent des citoyens qui agissent « au nom des leurs pour les leurs ».Ils souscrivent un engagement-citoyen et  constituent la Nation immanente qui librement s’organise socialement.

jeudi 5 juillet 2012

[ LA PETITE HISTOIRE DES GESTES QUI SAUVENT ]


Dans les années 60, il existe une  centaine de méthodes de respiration artificielle ! Bien sûr, certaines d'entre elles sont reconnues et universellement adoptées. On peut se rappeler aisément, pour les méthodes manuelles de respiration artificielle, du procédé du Docteur H.E. Sylvester,apparue dès 1858 en Angleterre, qui place la victime sur le dos contrairement aux méthodes du Docteur E.A.Schafer  et du Colonel H.Nielsen qui la place sur le ventre bien plat.  Ces dernières sont aussi un peu plus récentes : 1914 et 1932. 

jeudi 28 juin 2012

[BIEN DES PROGRES DEPUIS...]


C’est dans la Bible que l’on trouve mention pour la première fois d’un procédé pour réanimer un sujet en état de mort apparente. On lit en effet dans le Second Livre des Rois (chapitre IV, verset 34) : « Lorsqu’Elisée entra dans la maison, voici, l’enfant était mort, couché sur son lit. Elisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l’Eternel. Il monta et se coucha sur l’enfant ; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s’étendit sur lui. Et  la chair de l’enfant se réchauffa. Elisée s’éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s’étendit sur l’enfant. Et l’enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux. » On décrit la première insufflation pulmonaire.

lundi 25 juin 2012

[ LES AMBULANCES DANS TOUS LEURS ETATS ]



Ce mot, attesté dès 1752, est un dérivé du verbe latin ambulare, « marcher », « se promener ». Paradoxal pour un véhicule qui doit « faire vite » ! Il faut dire que, jusque dans les années 1930, ambulance ne désignait pas un véhicule, mais « une formation sanitaire mobile des armées en campagne chargée de donner les premiers soins aux blessés » (Grand Robert). Les ambulances de la guerre de 14, par exemple, s’implantaient, à la demande, entre les postes de secours — domaine des brancardiers, au contact des tranchées — et, à l’arrière, les hôpitaux de campagne. Le célèbre écrivain Roger Martin du Gard a décrit, dans son œuvre magistrale, Les Thibault, « … ces ambulances dirigées par des médecins militaires de 28 ou 30 ans… ». 

Le mot a fini par glisser de ces structures sanitaires vers leurs voitures transportant les blessés vers lesdits hôpitaux. Et puis, la dénomination s’est élargie définitivement à toute voiture de transport sanitaire.
A noter que nos véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV), même si nous les appelons communément « ambulances » (un pompier se dira de garde « au fourgon » ou « à l’ambulance »), n’ont pas droit à cette appellation. C’est qu’en l’occurrence le transport ne se révèle que comme une conséquence. Mais on connaît, entre autres, les AR (ambulances de réanimation) de la Brigade de Paris.

Notons aussi que ambulance, dans le monde anglo-saxon, désigne d’abord un service, voire une unité (Ambulance Service, Ambulance Station). 

BL

lundi 11 juin 2012

[ PETITE HISTOIRE DU MOT SECOURISTE ]



Ce dérivé de secourir (du verbe latin succurrere, « courir vers ») fut attesté dès 1836 dans son sens actuel : « Personne apte à porter secours à des victimes d’accident ». Mais il avait tiré son origine, vers 1740, d’une bien étrange histoire parisienne. 

jeudi 17 mai 2012

[ LA BRÈVE ET RÉCENTE HISTOIRE DU SSSM ]


Il y a toujours eu des médecins parmi les sapeurs pompiers, essentiellement pour les prendre en charge lors de blessures en service. 
Dans la Rome Antique, parmi les 6000 « vigiles du Feu » ils étaient déjà 28. C’est surtout à partir des années 1960 avec l’apparition de cet énorme fléau qu’a été l’accidentologie routière que très rapidement les corps de sapeurs-pompiers ont demandé à des médecins de les rejoindre pour assurer une meilleure prise en charge des blessés de la route.